Paléfato, Historias increíbles VI, «Sobre Acteón»

Paléfato (Παλαίφατος – s IV aC)

Φασὶν Ἀκταίωνα ὑπὸ τῶν ἰδίων κυνῶν καταβρωθῆναι. τοῦτο δὲ ψευδές· κύων γὰρ δεσπότην καὶ τροφέα μάλιστα φιλεῖ, ἄλλως τε καὶ αἱ θηρευτικαὶ πάντας ἀνθρώπους σαίνουσιν. ἔνιοι δέ φασιν ὡς Ἄρτεμις μὲν ‹εἰς ἔλαφον μετέβαλεν› αὐτόν, ἔλαφον δὲ ἀνεῖλον αἱ κύνες.
Ἐμοὶ δὲ δοκεῖ Ἄρτεμιν μὲν δύνασθαι ὅ τι θέλοι ποιῆσαι· οὐ μέντοι ἐστὶν ἀληθὲς ἔλαφον ἐξ ἀνδρὸς ἢ ἐξ ἐλάφου ἄνδρα γενέσθαι· τοὺς δὲ μύθους τούτους συνέθεσαν οἱ ποιηταί, ἵνα οἱ ἀκροώμενοι μὴ ὑβρίζοιεν εἰς τὸ θεῖον.
Τὸ δὲ ἀληθὲς ἔχει ὧδε. Ἀκταίων ἦν ἀνὴρ τὸ γένος Ἀρκάς, φιλοκύνηγος. οὗτος ἔτρεφεν ἀεὶ κύνας πολλὰς καὶ ἐθήρευεν ἐν τοῖς ὄρεσιν, τῶν δὲ αὑτοῦ πραγμάτων ἠμέλει. οἱ δὲ τότε ἄνθρωποι αὐτουργοὶ πάντες ἦσαν οἰκέτας τε οὐκ εἶχον, ἀλλ᾽ ἑαυτοῖς ἐγεώργουν, καὶ οὗτος ἦν πλουσιώτατος ὃς αὐτὸς ἐγεώργει καὶ ἐργατικώτατος ὑπῆρχε. τῶι οὖν Ἀκταίωνι ἀμελοῦντι τῶν οἰκείων, μᾶλλον δὲ κυνηγετοῦντι, διεφθάρη ὁ βίος. ὅτε δὲ οὐκέτι εἶχεν οὐδέν, ἔλεγον οἱ ἄνθρωποι· «δείλαιος Ἀκταίων, ὃς ὑπὸ τῶν ἰδίων κυνῶν κατεβρώθη» – ὥσπερ καὶ νῦν ἐάν τις πορνοβοσκῶν ἀτυχήσηι, λέγειν εἰώθαμεν· «ὑπὸ τῶν πορνῶν κατεβρώθη.» τοιοῦτον δή τι καὶ τὸ περὶ τὸν Ἀκταίωνα γέγονεν.

Traduction Ugo Bratelli (2002)

VI. Actéon

On dit qu’Actéon fut dévoré par ses propres chiens. C’est faux. En effet, le chien aime tout spécialement son maître, et qui lui donne à manger ; et les chiennes de chasse, en particulier, font la fête à tous. Certains disent ensuite qu’Artémis le changea en cerf, que sous cette apparence de cerf ses chiennes le tuèrent.

Il me semble qu’Artémis peut faire ce qu’elle veut ; malgré tout, il n’est pas vrai qu’un homme puisse devenir cerf, ni un cerf devenir homme. Les poètes ont mêlé ces fables pour que celui qui les entend ne puisse offenser les dieux. La vérité est la suivante.

D’origine arcadienne, Actéon aimait beaucoup les chiens. Il en élevait toujours de nombreux, et partait chasser dans les montagnes ; mais il négligeait ses propres affaires. A cette époque-là, on travaillait de ses propres mains, on n’avait pas d’esclaves ; on cultivait soi-même la terre, et le plus riche était celui qui la cultivait plus que les autres, et se donnait le plus de mal. Actéon négligeait ses biens et préférait aller à la chasse en compagnie de ses bêtes ; son patrimoine finit par disparaître. Quand il ne lui resta plus rien, les gens dirent  : «Pauvre Actéon, ses chiens l’ont saigné à blanc !» ; tout comme aujourd’hui, d’un individu qui se ruine à fréquenter une prostituée, on dit  : «Les prostituées l’ont dévoré». Voilà donc ce qui est aussi arrivé à Actéon.

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